Nanakusa : pour éliminer les excès du nouvel an

Au petit déjeuner du 7 janvier, un plat revient souvent sur la table des Japonais : Nanakusa kayu, un porridge de riz agrémenté de 7 herbes semi-sauvages.

Nanakusa, les herbes du printemps

Nanakusa signifie littéralement 7 herbes et dans ce contexte, spécifiquement celles-ci:

  • Seri (Celeri)
  • Nazuna (Bourse-à-pasteur)
  • Gogyo
  • Hakobera (Morgeline)
  • Hotokenoza
  • Suzuna (navet)
  • Suzushiro (jeune daikon)

Pourquoi parle-t-on d’herbes, y compris pour le daikon, le navet ou le céleri ? Parce que pour ces légumes, ce sont les fanes qui sont préparés.

Préparer le Nanakusa Kayu

Je me base sur une recette de Nanakusa Kayu sur Cookpad, n’ayant pas de recette ancestrale à transmettre.

Ingrédients:

  • Une botte des 7 herbes (ou une ou deux fanes de chaque si vous ne trouvez pas de kit tout prêt)
  • 1/2 cup de riz
  • 1 umeboshi
  • 1 bouillon cube au poulet
  • Pincée de sel
  • 1 cuillère à café de sésame
  • 1 cuillère à café d’huile de sésame

Rincez les herbes.
Rincez le riz. Dans le cuiseur à riz ou dans une cocotte, mettez le riz, le sel, le bouillon cube et 450ml d’eau. Laissez mijoter a feu moyen pendant 20 minutes.
Pendant ce temps, coupez les fanes en petits tronçons et les racines (jeune daikon, céleri et jeune navet) en tranches fines. Essorez-les bien.
Quand le riz est prêt, ajoutez les herbes coupées et laissez cuire à feu doux pendant 5 minutes.
Hors du feu, ajouter le sésame et l’huile de sésame.

Servez avec une umeboshi.

Nanakusa et traditions

Ce qui m’avait initialement surpris la première fois qu’on m’en a parlé, c’est que tout le monde semble lister les herbes dans le même ordre. La raison est simple : les enfants japonais apprennent apparemment une chanson pour s’en rappeler :

Une tradition symétrique existe en automne avec les 7 fleurs d’automne qui sont vues comme visuellement agréables en cette saison:

Le mot de la fin

Nanakusa marquait initialement la fin des fêtes du nouvel an (et du changement de saison) jusqu’à la fin de l’ère Edo. Aujourd’hui, c’est une façon pratique de mettre fin aux excès alimentaires du nouvel an.

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