Recherche d’emploi au Japon – Episode 3

Six mois depuis le dernier article sur le sujet, juste après avoir démissionné, il est plus que temps de refaire le point sur ma recherche d’emploi. Parce qu’après 6 mois, même si j’ai encore peu de résultats, je ne suis pas resté inactif.

Un faux départ

En reprenant mes recherches en mars, je suis tombé sur la pire période pour chercher du travail en tant que mi-carrière. Les RH sont concentrés sur le recrutement des nouveaux diplomés (95+% des recrutements dans certaines boites, d’après ce que certains RH m’ont dit directement). Donc peu d’offres et des RH qui cherchent a se simplifier la vie.

Avril et mai sont sur la même ligne directrice. Les entreprises viennent de recevoir du sang frais, donc peu de besoins et beaucoup de formations a gérer. Donc la encore, et jusqu’a la Golden Week,  calme plat. Peu d’offres et des réponses (négatives) qui arrivent dans les 10 minutes, bien avant d’avoir eu le temps de regarder le dossier ou de discuter quoi que ce soit.

Des espoirs en mai et juin

Changement d’approche en mai et j’ai contacté des entreprises directement, juste pour discuter initialement et me renseigner sur comment différentes industries fonctionnaient au Japon. Avec en partie le blog en tête mais aussi sonder l’eau savoir si des postes étaient ouverts ou quelles entreprises recrutaient. Juste avoir un certain nombre d’options.

Et en un sens, ça a marché : trois entreprises prêtes a me recruter, dans des secteurs qui m’intéressent ou dans lesquels j’ai travaillé. Et pour concrétiser, plus que les dernières démarches a faire avec la maison mère en Europe. Et vu l’introduction de l’article, vous vous doutez que ça n’a pas marché. Un effet secondaire quand on cible des startups ou des entreprises qui viennent juste de s’implanter : pas d’argent ou un planning de recrutement fortement lié au développement de l’activité au Japon. Et a chaque fois, le message de la maison mère a été clair : niet, pas maintenant.

Donc soit j’attendais six a neuf mois pour un poste soit je reprenais tout depuis le début.

C’est long…

Et c’est là que ça devient long. Envoi de candidatures, réponses négatives en masse. Des entretiens juste parce que pour l’entreprise ça fait bien d’avoir un candidat étranger, même si c’est pour le recevoir littéralement 30 secondes ou annoncer dès la première minute qu’il n’y a pas de poste et que l’entreprise n’a pas beaucoup d’argent (de la part d’une entreprise en grosse campagne de recrutement et connue pour crouler sous l’argent). Bref, des journées passionnantes a répéter les mêmes emails, à vérifier les offres d’emplois, à tenter d’expliquer mon profil qui ne tombe pas dans les catégories bien plates de leurs bases de données. 

Sans parler de l’impression de perdre du temps. D’avoir perdu du temps.

Tout n’est pas sombre cependant

A force de faire des entretiens cependant, on finit par faire des rencontres intéressantes. J’utilise beaucoup Wantedly, une startup qui cherche a simplifier le recrutement au Japon, notamment avec les startups, en mettant en avant des rencontres avec les entreprises plutot que des offres d’emploi pures et dures. Ca évite aussi d’avoir a gérer les offres d’agences de recrutement, qui spamment les sites plus traditionnels, dans certains cas avec des offres a la réalité douteuse.

Mais là n’est pas l’histoire. Du fait que ce sont des startups, qui en plus sont fatiguées de recruter de façon traditionnelle, les profils de certains des RH et des directeurs ou fondateurs sont assez atypiques. Et comme les entretiens sont plutot ouverts, cherchant plus a evaluer la personnalité des candidats, ça permet d’avoir des discussions assez ouvertes, soit sur l’histoire de l’entreprise, leurs projets et leur raison d’être soit sur les personnes.

Et c’est extrêmement intéressant. Les startups japonaises foisonnent et pas uniquement dans l’informatique ce qui fait qu’un certain nombre passent sous le radar ou en dehors du label « Startup » si glamour dernièrement. Et même si tous les projets ne m’intéressent pas forcément (et même si je n’intéressent pas toutes les entreprises), il y a des histoires que j’aimerais bien continuer a entendre et des projets que je vais suivre de loin

En attendant, la chasse continue

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