Achikochi

Netflix ou comment travailler l’oral sans en avoir l’air

2017-04-10 | Lecture : 4 min

Ces derniers temps, je me suis remis au Japonais et j’essaie d’améliorer notamment mon écoute. La raison est que même si je consomme beaucoup de podcasts, pendant longtemps, ils ne constituaient qu’un fond sonore. Ce qui est bien mais n’aide pas a améliorer son vocabulaire. Du coup, je tente Netflix.

En retard ?

Hibana, série originale par Netflix

Et oui, jusqu’a maintenant, je n’avais pas de compte Netflix. Jusqu’a maintenant, je n’en voyais pas l’intérêt : j’ai arrêté de regarder la TV en 2003 (au début de mes études, pas de TV dans ma chambre étudiant et rapidement, je n’en ai plus vu l’intérêt). Pendant les deux ans où j’ai habité à Paris, j’avais la carte UGC Illimité et j’avais 4 ou 5 cinémas a moins de 10 minutes de chez moi, et donc les cinémas sont devenus ma télé. Très pratique mais ça donne de mauvaises habitudes.

L’expérience Tsutaya

Pendant quelques mois, j’allais très régulièrement chez Tsutaya louer des DVD. Beaucoup de choix, trop dans certains cas même si la recherche fait partie du fun. Naviguer dans les allées, trouver un film qui à l’air sympa, le reposer, prendre le suivant, chercher un titre qui serait ridicule en Japonais (Machete reste ma référence) ou a l’inverse que je connais par coeur pour pouvoir citer les répliques à la volée…

Mais, les abonnements Tsutaya sont liés a un seul magasin et trois mois après, j’ai déménagé ce qui faisait que le magasin dans lequel j’étais inscrit devenait beaucoup moins pratique. Et j’ai donc tout simplement arrêté d’y aller.

Le retour de Tsutaya ? Ou Netflix ?

Et donc, en reprenant mon apprentissage du Japonais, j’ai voulu me réabonner a Tsutaya. Mon abonnement au premier Tsutaya étant terminé et disposant d’une autre boutique devant laquelle je passait presque tous les jours, ça me tentait bien.

Et puis en y réfléchissant, quite a payer un abonnement et surtout vu la quantité de films que je regarde, un forfait faisait sens. D’autant plus que devoir gérer les DVDs, avoir un lecteur sur l’ordinateur (mon MacBook Air n’en n’a pas), devoir les restituer, les limitations en temps etc, m’inspiraient beaucoup moins qu’avant.

Affiche du film Neko Samourai
Neko Samourai vu sur Netflix. Une bonne surprise

Et donc naturellement, Netflix m’intéressait. Sauf que je tenais a avoir du contenu en Japonais. Pas forcément des films ou des séries produites au Japon mais du doublage (pour le coté ridicule) et/ou des sous-titres en Japonais. Et j’avais une certaine appréhension. Les services de streaming américain sont connus pour avoir des difficultés à fournir des licences autres qu’américaines.

Mais comme rien ne vaut qu’un essai, j’ai commencé à profiter du mois gratuit.

Verdict

Concernant les licences, Netflix fournit un peu de tout. Y compris des séries produites en nom propre comme Hibana.

La majorité, très, très grande majorité des films et séries accessibles sont cependant américains. Quelques films français dans le lot aussi.

Je trouve par contre qu’ils ne poussent pas beaucoup le contenu local. Ma page d’accueil est remplie de films ou série américains et il faut bien descendre pour trouver les films et séries japonais.

Mais, j’avoue, ça laisse du choix. ça fait 5 ans maintenant que je n’ai pas vraiment eu le temps de voir des films donc j’ai un peu de retard a rattraper. Et jusqu’a maintenant, j’ai toujours eu accès à au minimum des sous-titres en Japonais et dans la grande majorité des cas au doublage.

Le doublage, parlons en…

C’est un des marronniers pour ceux qui regardent des animes, VOST ou VF ? Ici, vu le choix de films, le choix se fait plus entre la version originale anglophone ou la version doublée en japonais.

Et la version en japonais est souvent immonde. Sans parler de synchronisation son-image, ce qui ressort souvent c’est l’absence de moyens. Des doubleurs qui font 10 roles différents dans la même série juste en forçant la voix. Des voix qui ne collent absolument pas aux personnages. Des traductions faites sans effort, y compris sur des films a gros budget (La tirade des V de V for Vendetta sans la moindre allitération, sans rythme, sans rime, sans rien en fait qui ferait qu’elle ait un quelconque impact)…

Et personnellement, ça me fait sortir du film…

Mais bon, juste pour travailler l’écoute, ça passe. Pour apprécier un film ou une série, un peu moins.

Mais bon, du coup ça me motive pour regarder des films et séries japonais. Mais dans ce cas, c’est souvent le jeu des acteurs ou plutôt l’absence de jeu qui me fait sortir du film… Et puis, comme à l’époque ou je regardais films de kung-fu pour améliorer mon cantonais, ça me donne une excuse pour regarder des films de yakuzas… Pas sûr que ça m’aide pour le japonais d’entreprise cependant…

Bref, pas encore convaincu mais pour travailler l’écoute, je vais faire avec… Et ça reviens moins cher que Tsutaya, qui souffrirai des mêmes problèmes dans tous les cas.